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Fonctionnement de la technologie infrarouge

Infrarouge

Le principe technologique contenu dans les barrières infrarouge repose sur l’émission puis la réception d’un faisceau infrarouge. Avec une longueur d’onde supérieure à celle de la lumière visible (950nm), les faisceaux IR sont invisibles à l’œil nu rendant discret toute protection périmétrique utilisant cette technologie.

Infrarouge actif

On parle d’infrarouge actif lorsque le faisceau est généré par une source de lumière IR en direction d’un récepteur analysant le signal reçu. Afin d’obtenir de bonnes performances de portée du signal, les faisceaux provenant de l’émetteur sont pulsés permettant ainsi d’avoir beaucoup d’énergie dans les faisceaux tout en prolongeant la durée de vie des composants.

Problématique

Les faisceaux émis par les cellules infrarouge ont une forme de cône (angle d’ouverture 2°) et non une droite fine et régulière. La hauteur du cône à une distance de 100m est d’environ 3m. Conséquence, le faisceau émis par une cellule émission est capté par l’ensemble des cellules réception composant la colonne et ce pour chaque cellule émission.

Solution

Pour détecter il est donc nécessaire d’analyser l’état de chacun des faisceaux indépendamment les uns des autres.
(mono-détection, bi-détection adjacente, tri-détection adjacente…).

Moyen : le multiplexage temporel : différencier les faisceaux entre-eux

Faire émettre les cellules émission les unes après les autres et analyser uniquement la cellule réception faisant face à la cellule émission en cours d’émission. Ce mécanisme est réalisé par un multiplexage temporel des faisceaux infrarouge. Le temps séparant deux émissions consécutives doit être très petit par rapport au temps de réponse de l’alarme intrusion :
1ms pour un temps mini de 40ms

Mise en oeuvre

Le multiplexage temporel est réalisé par une synchronisation des colonnes émission et des colonnes réception. Cette synchronisation peut être réalisée par une liaison filaire entre colonnes ou optique par le codage d’une information dans les faisceaux infrarouge.

La synchronisation optique permet une mise en œuvre simplifiée mais est limitée en nombre de cellules (6 maximum) contrairement à la synchronisation filaire pouvant offrir une protection allant jusqu’à 18 cellules.

Pour multiplier le nombre de faisceaux dans une barrière à synchronisation optique, la solution consiste à empiler les produits de même nature. Les canaux sélectionnables permettent de les différencier et donc d’éviter les interférences entre eux.